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Exposition Alberto Giacometti – Sculpter le vide

30 août 2025

Visite de l’exposition « Alberto Giacometti, sculpter le vide »


Samedi 6 septembre de 16h à 17h30 – CONVERSATION AU JARDIN
Conversation entre M. Makeïeff et H. Castanet sur Les oeuvres de A. Giacometti

16h : Découverte des œuvres.
16h30 : Conversation sur les œuvres par Macha Makeïeff en collaboration avec Hervé Castanet dans le jardin du musée.

Tarif : entrée 6 €/3€ tarif réduit – Dans la limite de la jauge disponible.


Samedi 13 septembre à 10h30 et 16h – THÉATRE AU JARDIN

L’artiste Gaëtan Marron vous propose de découvrir des extraits de sa pièce de théâtre La Grand-croix en présence des comédiens Robin Mannella, Laure Duedal, Daniel Fiscot et Samuel Georgel-Dhoye. Partant de son histoire personnelle, dans une création en quatre actes, l’auteur explore les émotions et sensations provoquées par l’annonce de la mort imminente de l’être qu’il considère comme étant à l’origine de tous ses maux d’adulte. Il cherche à mettre en lumière comment nos blessures, traumatismes et angoisses, cristallisés dans la famille dès l’enfance, infusent dans notre quotidien et modifient nos comportements et la gestion de nos émotions. Le texte évoque aussi le couple, la relation fraternelle et paternelle, mais aussi notre rapport à la mort, à l’autre et à nous-même.
Tarif : entrée 6 € – Dans la limite de la jauge disponible.


Jeudi 25 septembre à 16h30 : L’Atelier d’Alberto Giacometti de Jean Genet.

Dans le cadre de la programmation l’Été marseillais.
Création par la Compagnie La Clac*, mise en scène Matéo Mavromatis avec les comédiens Laurent Davienne et Guilain Magen, composition musicale, pianiste.

Alberto Giacometti rencontre l’écrivain Jean Genet à l’été 1954 par l’intermédiaire de Jean-Paul Sartre. Entre les deux hommes s’établit une relation d’amitié et de profonde admiration. Très vite, l’écrivain accepte de poser pour l’artiste. Le dialogue entamé lors des séances de pose est rapporté par Jean Genet, constituant l’un des témoignages les plus précieux sur le travail de l’artiste et une description unique de son univers de création.

En alternance deux lectures seront proposées « Ma solitude connaît la vôtre » et « Cet air d’éternité qui passe… » Durée d‘une lecture 35-40 minutes

Représentation supplémentaire le dimanche 21 septembre à 16h30 dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine

* La Clac est un collectif d’artistes marseillais pluridisciplinaire qui veut faire de l’art un bien commun. Il a pour objectif de partager les savoirs des artistes, de mutualiser les compétences, de penser et de créer ensemble sur le territoire phocéen.

Tarif : entrée 6 € – Dans la limite de la jauge disponible


Samedi 27 septembre à 11h30ThéArts

Le théâtre du Gymnase-Bernardines en partenariat avec le Musée Cantini propose un rendez-vous d’un genre nouveau ! En lien avec les œuvres de l’exposition, le spectacle, À l’ombre du réverbère de Redwane Rajel, sera évoqué, comme un souvenir , lectures et rencontre au jardin avec l’auteur pour son récit à la première personne, homme aux mille vies, Redwane Rajel raconte sa résilience par le théâtre. ThéArts est un espace de rêve, d’expansion de l’aventure intérieure que chacun vit face à une œuvre d’art…

Tarif : entrée 6 € – Dans la limite de la jauge disponible.


Samedi 27 septembre Figure géométrique (gravure) – ATELIERS 

(tablier indispensable)

Tarif : Adultes : entrée 6 € – Enfants : 4 € pour l’atelier 
Sur réservation au standard du musée au 0413948330 ou sur présentation aux caisses dans la limite de la jauge disponible.


Dimanche 28 septembre à 16h – PERFORMANCE

L’artiste Gaëtan Marron réalisera une œuvre en direct, inspirée par l’œuvre Tête noire (Portait de Diego) 1957, d’Alberto Giacometti.

Tarif : entrée 6 € – Dans la limite de la jauge disponible.


Agenda Musée CANTINI
Exposition du 7 juin au 29 septembre 2025

Pour la première fois à Marseille, l’oeuvre du sculpteur et peintre Alberto Giacometti est mise à l’honneur dans le cadre d’une exposition monographique organisée par le musée Cantini en collaboration avec la Fondation Giacometti. Réunissant des oeuvres emblématiques, sculptures en plâtre et en bronze, peintures, dessins et estampes, le parcours de l’exposition explore la question du vide, centrale dans la pratique de Giacometti, autour de laquelle s’articulent les différentes périodes de sa carrière.

Artiste du « Vide », dont le travail est « une façon d’éprouver l’espace » selon Jean-Paul Sartre, Giacometti conçoit des espaces imaginaires d’où émergent des formes, des figures et personnages souvent isolés et indissociables de leur environnement. Dans ses sculptures comme dans ses œuvres dessinées et peintes, le vide est un outil pour l’artiste.

Le parcours s’ouvre par une section dédiée aux formes synthétiques, pleines et denses des sculptures réalisées par Giacometti à la fin des années 1920, telles que Le Couple (1926) et Femme cuillère (1927), qui révèlent l’intérêt de l’artiste pour le cubisme et les arts extra-occidentaux. Dédiée à la période surréaliste, la section suivante présente des œuvres majeures dont la peinture Le Palais à 4 heures du matin (1932), les sculptures Fleur en danger (1932) et L’Objet invisible (1934-1935), aussi appelée Mains tenant le vide. Issues de rêves ou de visions fantasmatiques, ces créations participent d’une recherche plastique qui s’éloigne du visible.

La troisième séquence, couvrant l’après-guerre jusqu’à sa disparition en 1966, marque un retour à la représentation de la figure humaine, nourrie par une volonté de traduire au plus près sa vision du réel. Jouant sur les questions d’échelle et de distance, Giacometti explore les rapports d’une figure à son espace dans des œuvres telles que Toute petite figurine (1937-39), Femme au chariot (1943-45), Le Nez (1949), et Grande Femme I (1960).
L’exposition s’achève par une présentation conjointe de dessins et estampes de Giacometti, accompagnés de documents d’archives, et de pièces antiques et extra-occidentales issues des collections du Musée d’Archéologie Méditerranéenne et du Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens de Marseille.
Pensée comme un musée imaginaire, cette section souligne l’importance majeure de ces sources pour les recherches de l’artiste autour du vide et de l’espace.

Exposition co-organisée par la Ville de Marseille – Musées de Marseille et la Fondation Giacometti, Paris

Alberto Giacometti
Alberto Giacometti (1901-1966), sculpteur, peintre et dessinateur suisse, naît à Borgonovo, dans le Val Bregaglia. Son père, Giovanni Giacometti (1868-1933), peintre impressionniste reconnu, est apprécié des collectionneurs et artistes suisses. Alberto Giacometti s’installe à Paris en 1922 où il entre à l’Académie de la Grande Chaumière dirigée par le sculpteur Antoine Bourdelle. Au contact des avant-gardes, il s’intéresse à la sculpture africaine et océanienne, en particulier, lorsqu’il adhère au groupe surréaliste d’André Breton, entre 1930 et 1935.

Après la Seconde Guerre mondiale, il développe un style distinctif : des sculptures élancées et filiformes exprimant l’isolement et la fragilité humaine. Son travail reflète une profonde quête existentielle, nourrie par la pensée de Jean-Paul Sartre et la phénoménologie. Dans les années 1950 et 1960, Giacometti acquiert une renommée internationale qui se manifeste au travers d’importantes rétrospectives en 1965 au MoMA (New-York), à la Tate (Londres) et au Louisiana Museum of Modern art (Humlebæk). Il reçoit, en outre, plusieurs distinctions prestigieuses, dont le Grand Prix de sculpture de la Biennale de Venise en 1962. Malgré une santé déclinante, il poursuit son œuvre jusqu’à son décès, le 11 janvier 1966 à Coire, en Suisse.

Légende de l’œuvre en illustration : Alberto Giacometti dans son atelier, 1951
Photo © Michel Sima (D.R.)
Archives Fondation Giacometti, ADAGP, Paris 2025

Musée Cantini 19 rue Grignan 13006 Marseille

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